BIENVENUE

J’ai connu, comme tout un chacun, quelques « ratages » mémorables, dont je me serais volontiers dispensée sur le coup, mais qui ont été des leçons utiles et pas seulement d’humilité. J’ai, depuis, appris que la meilleure façon de faire plaisir à ses invités c’est de préparer pour eux des plats que l’on maîtrise.

Ce blog mettra à disposition des visiteurs mon « fonds de roulement » de recettes. C’est une cuisine familiale, une cuisine bourgeoise. Des nombreuses recettes sont « héritées » de mes amis et relations, d’autres sont des mises au point à partir de celles proposées pour un même plat dans différents livres de cuisine. Quant aux premières, je ne manque jamais de demander, noter et essayer les plats qui m’ont séduite et il est rare que celui ou celle qui a fait l’effort de préparer à votre intention une de ses spécialités refuse de livrer ses secrets. Cela fait une mosaïque de plats qui finissent par enrichir votre livre de cuisine et vous fait vous remémorer, chaque fois que vous le préparez, celui ou celle à qui vous le devez. Les secondes résultent souvent de l’envie de reproduire un plat dégusté au restaurant.

Pour avoir envie de faire une recette il faut, d’emblée, avoir une idée du travail à faire. Là où cela semble utile, j’essaierai de faire une synthèse pour en faciliter l’approche. Il sera utile également de préciser ce qui peut être déterminant pour la réussir et son applicabilité dans un autre contexte. Car, si la cuisine est, pour certains, de la créativité, de l’inventivité, ce qui fait le succès d’un plat c’est la maîtrise d’une méthode, d’un principe.

Et la créativité ? Eh bien, laissons-la aux chefs. Leurs années de formation et d’apprentissage, à l’ombre de plus savants qu’eux, leur ont permis de comprendre et maîtriser la technique, d’acquérir le tour de main. Ce n’est qu’une fois les fondamentaux acquis, qu’ils peuvent se permettre de laisser libre cours à leur inventivité.

Je ne crois pas à la cuisine intuitive. Si, parfois, elle donne des résultats intéressants, l’improvisation est mauvaise conseillère. Et vos invités sont trop bien élevés pour vous dire quand vous avez raté votre « invention ». La bonne cuisine exige la connaissance de certains principes de base, de la rigueur et de la pratique. Ces mêmes principes pourront être appliqués pour varier ses préparations presque à l’infini.

Il faut ainsi comprendre les rôles respectifs des ingrédients dans votre préparation et savoir user à bon escient de ceux qui servent à diluer, à lier, à alléger, etc.

À vos fourneaux !

Affichage des articles dont le libellé est CAKES ET GATEAUX. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est CAKES ET GATEAUX. Afficher tous les articles

mercredi 17 avril 2013

GATEAU AUX POMMES

Voici l’un des meilleurs gâteaux aux pommes que je connaisse. Il est ultrasimple à réaliser et peut même se faire en deux fois si vous n’avez pas beaucoup de temps. Préparez la pâte et les pommes et assemblez quand vous aurez un peu de temps. Il est bon tiède ou froid, à manger avec le thé ou en dessert.
Vous aurez à faire : 1/ une pâte proche de la pâte aux crêpes, 2/ des pommes pelées et émincées (les plus adaptées sont les golden ; j’en mets au moins six pour la quantité de pâte donnée) et 3/ dans une coupelle, deux cuillerées de sucre avec de la cannelle.

Ingrédients

  • 50 gr de beurre + 25 gr de margarine
  • 6 c.à.s. de sucre (on en utilise 4 pour faire le gâteau et on en garde 2 pour le saupoudrer à la fin)
  • Une pincée de sel
  • 6 c.à.s. de farine + 1 sachet de levure alsacienne
  • 3 œufs
  • 1 c.à.s. d’huile
  • 1 c.à.s. de liqueur
  • 1 verre et demi de lait
  • 6 pommes (fermes: golden ou tentation)
  • 1 c.à.c. de cannelle, 1 pincée de muscade.
Préparation de la pâte : Faire ramollir le beurre (ou le laisser à température ambiante 1 heure) et le travailler à la fourchette avec la margarine. Ajouter 4 cuillerées à soupe de sucre. Une fois mélangé, verser la farine tamisée, la levure chimique et le sel. Continuer de mélanger puis incorporer les œufs entiers un par un. Ajouter ensuite l’huile, la liqueur et enfin le lait. La pâte doit être assez liquide, presque comme une pâte à crêpes.
Peler les pommes et les émincer.
Mélanger dans un bol les deux cuillerées de sucre restant avec la cannelle et la muscade.
Beurrer et fariner un moule à manqué ou un moule à cake. Le moule doit être assez profond. Verser la moitié de la pâte puis disposer dessus les pommes. Napper du reste de pâte qui va se glisser dans les interstices.
Saupoudrer du mélange sucre/cannelle et faire cuire 1 heure à four moyen. La lame d’un couteau enfoncée doit ressortir propre. Si, au cours de la cuisson le dessus commence à brunir, recouvrir d’une feuille d’alu.  
 Je ne sais plus d’où je tiens ce gâteau. Je crois qu’il est d’inspiration américaine (dans celui américain les pommes étant râpées). J’en ai un autre qui lui ressemble avec quelques différences toutefois - à base de poires – et qui a tout autant de succès. Je vous donnerai la recette une autre fois.

 

samedi 23 mars 2013

LE GÂTEAU AU CHOCOLAT DE DANIEL

Ce gâteau est une recette de famille : LE gâteau de mon beau-père mais amélioré par mon mari ! Il a supprimé fécule et poudre d’amandes de la recette initiale. Le résultat est extrêmement fin : croustillant à l’extérieur, moelleux à l’intérieur. Il le prépare dans un moule à savarin, ce qui assure une cuisson homogène. La simplicité de ce gâteau va de pair avec sa légèreté. Parmi tous les « fondants », « moelleux » et autres gâteaux au chocolat que j’ai pu déguster ici et là, c’est le seul que je trouve sans défaut. Chaque bouchée est une fête.

Ingrédients

  • 120 grammes  de chocolat (à 70 % de cacao) (i.e. 1 tablette + 2 carrés)
  • 60 gr de beurre ramolli,
  • 120 gr de sucre en poudre :
  • 3 Œufs
Casser en morceaux le chocolat et le placer dans un bol. Verser dessus 1 tasse d’eau bouillante et laisser reposer environ 1 minute. Incliner le bol sur l’évier pour égoutter le chocolat (s’il reste un petit peu d’eau ce n’est pas important. Cette façon de le ramollir évite de le faire cuire et donc durcir).
Ajouter le beurre et travailler à la spatule. Incorporer le sucre en poudre, puis les jaunes d’œufs que l’on aura séparé délicatement des blancs. Mélanger soigneusement.
Battre les blancs en neige - en ajoutant une pincée de sel - et mélanger délicatement les deux préparations. On incorpore le mélange au chocolat dans les blancs en neige (jamais dans l’autre sens). Cependant, comme la crème au chocolat est plus épaisse, on l’allège d’abord en y incorporant une cuillerée à soupe de blancs, puis on verse le tout dans les blancs en soulevant la cuillère pour ne pas casser les blancs.
Mettre à préchauffer le four.
Étendre la réparation sur une tourtière beurrée et faire cuire 18 minutes à four doux. Vérifier que le couteau sort humide mais propre. Démouler dès la sortie du four en le renversant dans un plat.
Les amateurs de chocolat l’aimeront tel quel. Il se suffit à lui-même. Je conseille aux irréductibles de la crème anglaise pour l’accompagner, de l’essayer avec de la menthe fraîche.
La crème anglaise parfumée à la menthe suppose simplement d’avoir une bonne poignée de feuilles de menthe fraîche. Après avoir soigneusement lavé les feuilles de menthe, on les éponge dans du papier absorbant et on les met dans le lait destiné à la préparation de la crème anglaise que l’on met à chauffer. À l’ébullition on le retire du feu et on laisse infuser la menthe 15’. On passe le lait et on procède à l’élaboration de la crème anglaise (pour 1 litre de lait : 4  jaunes d’œuf, 150 gr de sucre) en se souvenant qu’elle ne doit pas bouillir !

jeudi 7 mars 2013

CARROT CAKE


Préparation : 20 min - Cuisson : 35 min

Ingrédients (pour 6/8 personnes) :


-      4 œufs
-      150 g de sucre
-      2 c.à.s. de miel
-      1 c.à.c. de cannelle en poudre
-      ½ c.à.c. de cardamone en poudre
-      1 cuillère à café d'extrait de vanille
-      3 c.à.s. de noix de coco râpée
-      2 c.à.s. d’alcool de poire ou de prune
-      5 c.à.s. d’huile
-      6 c.à.s. de farine
-      1 sachet de levure chimique
-      500 gr de carottes râpées

        Préparation: 

Pour un meilleur résultat : mélangez les ingrédients avec un robot.
Verser dans le bol du robot les 4 œufs entiers, le sucre, le miel, la noix de coco et les épices. Bien mélanger puis ajouter petit à petit la liqueur et l’huile. Incorporer alors la farine et la levure chimique et mélanger jusqu’à obtention d’une pâte lisse. Ajouter enfin les carottes râpées et mélanger longuement.
Préchauffez le four (180°C-thermostat6).
Beurrez puis farinez légèrement un moule à cake ou bien chemisez-le avec une feuille de silicone.
Versez la préparation dans le moule et enfournez pendant 35 min environ (180°C-therm.6). Si le gâteau commence à brunir diminuez le four ou couvrez le gâteau avec une feuille d’aluminium.
Le gâteau doit être bien gonflé, et ferme au toucher. Lorsque vous enfoncez une lame de couteau, elle doit ressortir sèche.
Laissez tiédir le gâteau dans le four éteint. Attendez au moins 30 min. avant de le démouler.

Ce cake est le résultat de nombreux essais après qu’Annie, la très gourmande, nous en ait apporté d’un voyage à Paris. Il était moelleux, gonflé, parfumé, délicat… J’ai cherché des recettes qui se prétendaient celle du « véritable carrot cake ». Les proportions ne me convenaient pas, ce n’était pas cela. Finalement, en ajustant ici et là, je suis arrivée à un résultat très satisfaisant et, le plus étonnant est que, comme la plupart des cakes, il faut, - grosso modo - une base de 4/4… Quantité équivalente d’œufs, sucre, matière grasse et farine… Le reste c’est pour parfumer (épices, alcool) ou alléger (carottes râpées, noix de coco).